WandaVision
- Stef

- 16 avr. 2021
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 avr. 2024
Vous vous en doutez : j’étais fan de l’univers Marvel et de ses bandes-dessinées bien avant que quelqu’un ne pense à en faire des blockbusters pour rapporter plein de sousous. Si la qualité de certains d’entre eux peut être qualifiée de moyenne pour un véritable afficionado, d’autres, en revanche, sont extrêmement bien faits et l’on sent que Marvel a réfléchi son sujet sur de longues années afin de mettre en place les arcs narratifs majeurs de l’univers que sont les pierres de l’Infini ou la fin de la première équipe des Avengers.
Poursuivant la trame narrative initiée au travers des différentes phases du MCU, mais cette fois-ci en fixant l’objectif sur seulement un ou deux héros, Disney (qui pour mémoire a récemment racheté Marvel) a produit la série WandaVision, produite par Kevin Feige.

Ne nous le cachons pas : le visionnage des deux-trois premiers épisodes laisse le spectateur dans l’expectative. C’est en noir et blanc, c’est longuet, niais à souhait et l’on peut se demander où est-ce que cela nous mène car nous n’y retrouvons certainement pas nos petits : ici, aucun héroïsme, ni aucun effet spécial auquel nous sommes habitués depuis le premier Iron Man.
Alors, on arrête de regarder ?
Que nenni, mes bons ! Les épisodes suivants nous font enfin prendre la mesure de ce qu’il se trame pour Wanda et à quel point le décès de Vision des mains de Thanos l’a marquée. Au travers d’une progression de plus en plus moderne de l’histoire des séries télévisées US (de Ma sorcière bien aimée à Malcolm, en passant par du soap opera, tous les styles y passent et retracent – publicités parodiques incluses – plus de 80 ans de création audiovisuelle dédiée à la ménagère de moins de 50 ans), l’histoire de Wanda et de sa famille est retracée, depuis son origin story(fuck Stark et ses missiles) jusqu’à la découverte d’un grand ennemi que je ne vais pas spoiler ici puisque le combat final se déroule en dernier épisode.
Ce n’est donc qu’au bout de quelques épisodes que l’on se rend compte du génie des scénaristes qui satisfont la « nouvelle génération » de fans de Marvel tout en restant fidèles aux canons (ce qui maintient les « anciens » comme moi dans l’univers). La touche moderne y est appréciée et quelques easter eggs se cachent également (coucou Pietro / Vif argent de l’autre univers !). C’est intelligent, travaillé, psychologique (jusqu’où iriez-vous pour protéger vos rêves et votre famille ?), que du bonheur. Feige a su voir l’univers sur le long terme et – au niveau d’une série – adapter le format pour mettre l’intrigue en place à son rythme.
Bravo !
Nous espérons tous que Loki et Le Faucon et le soldat de l’hiver suive avec cette qualité tout en conservant leurs identités propres (spoiler : article à suivre sur ce sujet).




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