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Les Ombres de Venise : un vol sans histoire

  • Photo du rédacteur: Stef
    Stef
  • 14 avr. 2024
  • 7 min de lecture
Première rencontre entre 4 Mages. Un huis-clos se déroulant sur le vol #666 de Londres à Venise le 6 juin 2018.
Attention, ami lecteur : ceci est un jeu ! Les thématiques abordées sont matures mais cela reste de la fiction (même si certains éléments "réels" (tels que certaines photos) sont repris afin d'ajouter de l'immersion) et celle-ci ne saurait représenter une quelconque réalité. De même, l'IA n'étant pas ce qu'elle est désormais, les photos ont été trouvées sur Internet et sur demande, je peux les retirer. Il s'agit du Monde des Ténèbres, pas du nôtre. L'imagination est la seule guide !

Tout commence lorsque les portes de l'appareil se referment avant le décollage, juste après que soit entré un homme barbu habillé en mode "djeunz". "Bite ou cul?", demande-t-il à l'ado devant lequel il doit passer pour rejoindre son siège. Le ton est donné : Daniil Manaïev est dans la place !



Logo de Ragno Blu

A l'arrière de l'Airbus, ça chahute un peu : le groupe de Punk Ragno Blu, de retour d'un concert et encore tout excité par ce bain de foule, attend avec impatience que débute la tournée de distribution des boissons alcoolisées. La chanteuse, Zita Calamri, est en manque et espère un décollage rapide pour s'adonner à son envie de "vapoteuse".


De son côté, un homme dans la force de l'âge sort un livre ancien en hébreu et commence à le compulser : Edward Wright se réjouit de partir à Venise, il y trouvera certainement beaucoup de réponses à ses questions, et surtout de précieux ouvrages pour étancher sa soif de connaissances.


Enfin, pas très loin de l'érudit, Cincia Aegithalido n'est pas tranquille : les avions, ce n'est pas forcément son truc. Chapeau haut-de-forme bien enfoncé, elle serre dans ses bras un lapin en peluche en espère que le vol ne durera pas plus que les 2 heures et demie annoncées.


Après les mesures de sécurité habituelles, le vol #666 s'avance sur le taxiway puis, après un bref arrêt, décolle enfin, poussant ses passagers plus profondément dans leurs sièges.


La femme en robe bleue.

Quelques minutes plus tard, les hôtesses débutent leur tournée de boissons. Tout est calme, il est 21H30 passée, une femme blonde en robe bleue passe devant la rangée de Ragno Blu et se rend aux toilettes à l'arrière de l'appareil. Elle ne sera pas la seule : à peine la tournée de boissons finie, un homme s'y rend également - à l'avant cette fois-ci, juste derrière l'hôtesse qui revient vers le cockpit.



Zita va satisfaire son vice dans les autres toilettes à l'arrière : la femme en bleu n'est pas ressortie, cela va faire plus d'une heure maintenant qu'elle y est, et une des deux hôtesses tambourine à la porte.


Un claquement retentit... puis un second.

Si quelques passagers à l'avant dressent l'oreille et s'interrogent, c'est Cincia qui pose la question en premier : "euh... vous n'auriez pas entendu des coups de feu ?"


En bruit de fond, une alarme semble retentir en provenance du cockpit. Mais pour autant, à l'exception du fait que l'avion vient de repasser sous la couverture nuageuse pour rencontrer un orage, tout semble normal.


Zita, à présent apaisée, et voulant vérifier ce que sa groupie - avec qui elle a échangé quelques mots plusieurs minutes auparavant - venait d'affirmer, se dirige alors vers l'avant pour découvrir le corps de l'hôtesse. A leur tour, Daniil et Edward s'interrogent et examinent le corps : un trou dans la nuque, à la base du crâne.

L'alarme cockpit est toujours en marche, la porte vers le poste de pilotage, blindée, est fermée.


Daniil se concentre quelques instants mais force est de constater que son attente est vaine. Edward trace quelques signes dans les airs devant le pavé numérique, puis s'efforce de forcer un code en tapant sur 4 chiffres bien identifiés dans tous les ordres possibles. Un "bip" retentit. Mais il manque la carte magnétique pour que la porte puisse s'ouvrir. Edward murmure alors deux mots dans une langue inconnue et pose la main sur le boîtier, qui grésille avant de libérer un léger volute de fumée... la porte ne s'ouvre toujours pas !

La sécurité est amicale

Entre temps, l'officier de sécurité de l'avion - une petite brune futée mais pas trop quand même - s'est annoncé et tente de calmer les passagers qui ont commencé à paniquer. Elle s'active dans tous les sens, fait quelques annonces mais les personnes les plus expérimentées s'aperçoivent vite qu'elle brasse plus d'air qu'autre chose.



Attention, ça va chauffer !

Un second essai et le "clic" de la porte retentit enfin. Daniil entre en premier et un troisième coup de feu claque !

La balle l'effleure au bras droit et il se retire, ayant à peine eu le temps de voir un homme au crâne presque rasé, l'air arrogant et aux lunettes de soleil vissées sur le nez. Daniil passe au plan B : il agrippe une des thermos emplie d'eau bouillante présente sur le chariot de boissons, rouvre la porte et jette au jugé. Un hurlement de douleur se fait entendre. Daniil rentre en force à nouveau et bim ! Un bourre-pif des familles qui manque son coup de justesse. Zita charge à son tour et son coup met l'homme à terre. Les menottes, empruntées à l'officier de sécurité, sont mises à l'intrus au joli pardessus qui a la moitié du visage brûlé. La douleur ne le fait qu'à peine frémir, et son regard haineux et dédaigneux reste fixé sur ses agresseurs avec une promesse de vengeance.


Zita cherche son regard et tente de pénétrer son esprit : celui-ci est totalement fermé. Evacué, l'homme est placé à côté du cadavre encore chaud de l'hôtesse, à l'abri des regards. Son arme, un prototype de revolver en céramique vraisemblablement indétectable par les appareils de contrôle d'embarquement, est confiée à Daniil.


Quelques mots sont échangés avec le pilote et celui-ci apprend aux 3 Eveillés présents que l'avion n'est plus sous son contrôle et qu'il a été détourné vers Chypre. L'alarme continue de retentir. Après étude des possibilités, Edward propose de tout couper dans l'appareil et de relancer.

Le pilote rit jaune devant le devin

Edward dessine alors des diagrammes compliqués représentant pour partie des symboles cabalistiques et pour d'autres des substituts de circuits électriques. Au regard suspicieux du pilote, il rétorque " je suis devin". Edward se sécurise dans le fauteuil vacant du copilote puis se concentre sur les diagrammes posés sur le tableau de bord de l'Airbus.

Interrogeant les forces agissant autour de lui, il parvint à découvrir l'origine de la perturbation. Dans le même temps, Cincia - qui étudiait alors les possibilités logiques à sa disposition - découvrit également l'origine du problème, tout étant lié par ailleurs.


Flight simulator lady

Zita se rendit à la source et découvrit - sur le siège à côté de celui utilisé par l'homme au visage désormais brûlé - une femme brune concentrée sur son PC portable, probablement celle à l'origine du problème. Elle est en plein codage, des algorithmes montrant sur l'écran assiette, vitesse, altitude et autres données aéronautiques. Zita et elle échangent quelques mots puis la chanteuse repart vers le cockpit.


Edward, quant à lui, puise dans son feu intérieur, qui prend de la puissance et menace de le submerger. Sous la force de la concentration, sa maîtrise des ondes électriques rejoint celle de Cincia qui, de son côté, était en train d'imaginer le fonctionnement d'un appareil anti-énergie de sa fabrication.


Mais tout feu se doit de consumer pour exister et si cette fois-ci Edward résiste à la brûlure, ce n'est pas le cas du dispositif à l'origine du piratage de l'avion qui explose sous l'apport exponentiel d'énergie mal maîtrisée, perçant un trou dans la coque. Trois rangées de sièges sont touchées par l'explosion et l'aspiration de la faille nouvellement créée.


C'est la panique à bord ! Les passagers hurlent, s'agrippent, s'enfoncent dans leur siège tandis que des morceaux de corps disloqués s'éparpillent alentours. Certains sont aspirés dans le trou béant.


De son côté, Cincia - serrant très fort son lapin en peluche en espérant le meilleur - remarque qu'une femme en robe bleue et portant une sacoche de cuir tente d'échanger son contenant contre son jumeau qui se trouve au dessus du siège d'Edward. Elle l'interpelle et la femme blonde retourne à sa place sans avoir pu échanger les sacoches.

Tu me cherches ?

C'est alors qu'un homme aux yeux vairons sorti de nulle part court vers le cockpit et assène un coup magistral à Zita qui est projetée en arrière pendant que l'agresseur poursuit sa course vers le cockpit, Daniil sur son chemin. Une bagarre s'ensuit entre notre malotru préféré et l'homme aux yeux vairons. Ce dernier semble habitué aux combats et agrippe Daniil à la gorge.


Dans le cockpit, au même moment et sous la conduite d'Edward, le pilote coupe enfin toute activité électrique : c'est la chute. Les corps - et tout objet non attaché - volent et s'entremêlent. Daniil et l'homme aux yeux vairons sont séparés et ce dernier en profite pour rejoindre l'individu menotté.


Quelques milliers de pieds plus bas, les moteurs repartent et les objets retrouvent le sol de l'appareil.


L'homme aux yeux vairons relève le butor menotté et tous deux courent vers l'arrière de l'appareil. Daniil tire avec l'arme confisquée au premier assaillant mais le rate. Zita court après le duo de criminels et crie à son guitariste, Pipo, d'arrêter leur course. Mais Pipo ne se frottera jamais au duo : celui-ci dévie sa course et passe par le trou béant avant de tomber dans les eaux sombres de la Méditerranée seulement quelques dizaines de mètres en dessous.


Le pilote - qui a regagné le contrôle presque total de l'appareil, initie alors les procédures de secours et se prépare à atterrir en urgence à Venise, désormais à proximité. Les minutes qui suivent se passent dans un silence angoissant seulement entrecoupé de gémissements des passagers hagards après ces événements. De ferventes prières sont murmurées alors qu'un autre appareil en approche est évité de justesse lors de la descente d'approche.


Enfin, l'avion touche le tarmac et s'immobilise après un freinage d'urgence. Les toboggans sont déclenchés et les passagers sont alors accueillis par les équipes d'urgence. Pompiers, Carabinieri et autres agents de sécurité s'activent pour rassembler tout le monde dans un entrepôt à proximité et procéder aux premiers soins.


Man in Black

Tout le monde ? Non, car un homme barbu a l'air super cool et en costume s'approche de nos protagonistes ; il leur demande de venir avec lui dans une salle d'interrogatoire et s'y présente comme étant l'agent Delfino, membre du New World Order. Il est au fait de l'existence du livre apporté par Edward mais n'en a cure, car "la Technocratie a d'autres projets d'ampleur à Venise". Il propose une coopération et laisse un numéro de portable aux Eveillés avant de les faire sortir de l'aéroport.



C'est donc un groupe de quatre Eveillés survivants qui se retrouve en pleine nuit sur le parvis de l'aéroport Marco Polo, sirènes alentours, à respirer l'air pollué mais au moins non conditionné de la conurbation alentours.


Bienvenue à Venise !


EDIT - ce que vous venez de lire a été rédigé en 2021. Nous sommes en 2024, désormais, et depuis ce one-shot de quatre joueurs, d'autres personnages-joueurs ont repris l'intrigue à leur compte et débuté une chasse à "l'homme aux yeux vairons" qui se terminera aux portes de la mort pour chacun des six nouveaux Eveillés (dont un qui les a franchies, mais il l'a bien mérité!). Mais ceci est une autre histoire...

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