top of page

L'Empire des Cerisiers

  • Photo du rédacteur: Stef
    Stef
  • 24 juil. 2021
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 avr. 2024

La bibliothèque de la petite ville où je réside a décidé d'organiser une journée dédiée au Japon et à ce qui s'y rattache : calligraphie, cours de dessin par un manga-ka, Cosplay, restauration à l'avenant (Ramen notamment) et ... jeu de rôle. C'est bien évidemment votre humble serviteur qui s'y est collé, et avec un plaisir certain !


Alors en apprenant la nouvelle, s'est donc posée la question de savoir quel jeu japonisant choisir ? Lorsque l'on évoque le japon, un rôliste moyen va de suite penser à Légendes des 5 anneaux (L5A), jeu ô combien reconnu pour son sublime background médiéval fantastique foisonnant et développé.


Mais dans le même temps (c), un petit outsider venait de faire son apparition : l'Empire des Cerisiers, de l'incontournable Olivier Sanfilippo (qui a commis de nombreuses cartes pour de multiples jeux de rôle, dont mon chouchou : Mage l'Ascension).



La couverture : sobriété et pureté

Sorti en 2020 suite à un financement participatif, ce jeu japonisant MEDFAN s'est d'emblée imposé, et ce pour de multiples raisons : le background est également extrêmement fouillé, et laisse la part belle à l'onirique. Les kami (esprits) y sont omniprésents et reconnus en tant que tels dans la vie de tous les jours. A la dimension sociale structurée et structurante des "castes" typiques du Japon s'ajoute donc un aspects sur-naturel extrêmement riche.

Dans L5A, le surnaturel est bien entendu également présent mais ne prend pas autant de place : seuls les Shugenja (magiciens) et l'Outremonde proposent (entre autres mais à la marge) une part de magie.


Sur le plan des règles, l'Empire des Cerisiers est presque totalement freeform. Entendez par là que le joueur vient avec un concept et distribue ensuite des points dans les "champs" de ses activités. Si un MJ débutant risque d'avoir du mal à mettre en chiffres les concepts des personnages de ses joueurs, il est à souligner que ce système a le mérite de créer des personnages uniques où l'imagination prend le pas sur les règles, là où L5A est plus "figé" (je parle ici de la V5, la dernière en date, dans laquelle des dés spéciaux sont de surcroit nécessaires).

Dans le cas qui m'occupait (un one-shot d'initiation), j'ai fait le choix - temps réduit des parties oblige - de créer moi-même des personnages prétirés, en les orientant spécifiquement vers des professions utiles pour le scénario que je comptais faire jouer (celui du livre de base de Empire des Cerisiers (EdC).


Vous l'aurez compris, donc, le choix que j'ai fait a été celui de la fluidité, et donc, de l'EdC. L5A représente toujours une option de choix, mais uniquement dans le cadre de campagnes : le joueur doit passer quelques heures à créer un personnage et apprendre un système qui peut être assez complexe pour de jeunes initiés. On pourrait me rétorquer : " et la boîte d'initiation L5A, alors?". Figurez-vous que j'y ai pensé, lecteurs de peu de foi ! Et je répète : les prétirés de ladite boîte peuvent être complexes pour de jeunes novices en JdR (ce sont des carnets avec moult background) et le système de règles reste peu fluide par rapport à l'EdC, d'autant plus qu'il faut des dés spéciaux, ce qui peut être déroutant et consommateur de temps lors de sessions "chronométrées". Le kit d'initiation L5A n'initie qu'à L5A, pas forcément au JDR, ou en tous cas pas en deux heures uniquement.


"Et qu'est-ce que cela donne en jeu, alors ?" - me demanderez-vous. Eh bien ce n'est que du très bon : d'une part, le MJ doit juste donner le minimum de background et d'explication de règles à partir de la feuille de personnage et c'est parti ! Un combat ? : jet sous un Champ. Une âpre négociation ? : jet sous un Champ. Un doute quelconque sur l'issue d'une action ? : jet sous un Champ. Je caricature, cela peut être sous une autre caractéristique, mais vous avez l'idée: c'est d'une simplicité enfantine et cela laisse donc la part belle à l'histoire et c'est cela qui me plaît dans le jeu de rôles.


In fine, de par sa simplicité (mais pas naïveté, loin de là), l'EdC est parfait pour initier des gens au jeu de rôle japonisant. Mes deux sessions se sont superbement bien déroulées et les joueurs m'ont affirmé être très satisfaits de ces deux sessions. Un de mes joueurs m'a même emprunté le livre de base afin de le comparer à son fétiche : L5A. Hâte d'avoir son avis !

L'écran et les cartes. Superbes !

Pour finir, ultime argument en faveur de l'EdC, seul le livre de base est nécessaire pour commencer à jouer. L5A, quant à lui, nécessite les dés spéciaux évoqués plus hauts.


Tiens, un de ces jours je me tenterais bien un comparatif rôliste sur ces deux gammes... vraisemblablement sur Youtube... à voir...

Commentaires


COntact us

Merci, et à bientôt !

  • Grey Twitter Icon
  • Grey Instagram Icon
  • Grey Facebook Icon

© 2023 by The New Frontier. Proudly created with Wix.com

bottom of page