Control
- Stef

- 1 mars 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 avr. 2024
Au hasard des téléchargements de février 2021 sur le Playstation Plus, j'ai ouvert Control, un jeu vidéo à la troisième personne à mi-chemin entre l'enquête et l'action, avec de vrais morceaux de surnaturel. Autant dire que ce fut la bonne surprise vidéoludique du mois (pour ados et adultes. Pour les enfants, allez-donc voir mon article à paraître sur Concrete Genie, lui aussi téléchargé le même mois).

I. Le Pitch
Jesse Faden est une jeune femme pas vraiment bien dans sa tête : elle habitait à Ordinary mais des trucs s'y sont passés, une agence (le Bureau Fédéral de Contrôle) est venue enlever son frère, Dylan (on a dû l'appâter avec une jolie brune nommée Brenda...).
On débute le jeu dans le hall dudit Bureau où la damoiselle cherche Charl... Dylan avec, dans sa tête, des images étranges liées certainement à une chose qui lui est arrivée à Ordinary mais k'on peut pas encore savoir ce que c'est tellement c'est mystérieux (le pire c'est que c'est vrai : l'intrigue est vraiment prenante et les indices sont distillés au compte-gouttes)...
II. Le jeu [alerte mini-spoils]
Le début est rude pour le joueur. Très rude. Les images qui défilent dans la tête de la demoiselle laissent entendre qu'elle est en fait dans un asile en train de se faire soigner et voit des choses. Mais en fait, non. On erre, on trouve deux-trois trucs et enfin on rencontre le Concierge qui nous guide vers le Directeur. Il suffit de prendre son Arme de Service et hop! Jesse devient directrice du Centre. Comme ça, sans écrire de lettre de motivation ni CV ou passé un entretien. L'ascenseur social (contrairement à ceux du Bureau) n'est pas en panne !
La suite, c'est de l'exploration, de la découverte de l'histoire du Centre et de la lutte contre le Hiss, cette onde maléfique extra-planaire qui a corrompu tout le complexe dont on apprend vite qu'il est à la frontière des mondes, sans véritable limite d'espace. Si vous êtes rôliste, cela va vite vous donner une bonne idée de ce que peut être un Construct des Ingénieurs du vide de la Technocratie dans Mage : l'Ascension (et c'est véritablement cet aspect qui m'a conquis... après plus d'une heure de jeu pénible à ne pas savoir qui fait quoi).
L'héroïne - qui cherche son frère, je le rappelle - gagne ensuite des pouvoirs, monte des compétences et améliore son Arme de Service ; du classique mais efficace. La difficulté va crescendo, il y a quelques énigmes sympathiques et des missions secondaires (parfois aléatoires) qui se débloquent au fil du jeu. S'entremêlent également des parties tutos afin de contrôler les nouveaux pouvoirs télé kinésiques ainsi obtenus, sous la houlette d'un étrange "Comité"/ "Ordinateur IA" / "autrechosemaisonsaitpasquoiencore" qui semble diriger tout.
III. Verdict
Un petit jeu surprise qui n'a (à mon humble connaissance) pas eu beaucoup d'exposition médiatique à sa sortie en 2019 et qui fait le job pour les casual gamers comme moi. Control reste simple dans son gameplay, et c'est surtout le background qui attire (ainsi que l'ambiance limite claustrophobique, genre : "tu es coincé dans un bâtiment administratif et tu ne sais pas où trouver le formulaire 15B qui t'es demandé avant 16H45 sinon il faut repasser entre 11H et 15H le 29 février prochain).
Et la capacité de détruire des trucs... plein de trucs... en fait, quasiment tout est destructible, ce qui est vraiment jouissif (tiens bon la rampe, saleté de monstre, et mange un bout de l'escalier en pierre, si ça marche, ça t'apprendra !).
Bref, ça se teste si l'on supporte de ne pas savoir où l'on habite pendant la première heure.




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