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Skulls of the Shogun

  • Photo du rédacteur: Stef
    Stef
  • 12 avr. 2013
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 14 avr. 2024

Windows 8 ? Check !

Windows Phone 8 ? Check !

Xbox ? Check !

Surface ? Check !

Voilà, on est prêts : l’écosystème est complet. Il ne reste plus qu’à jouer. Et pour ça, Microsoft a pensé à tout, et notamment au premier (en tout cas cela a été annoncé ainsi) jeu cross-devices (multiplateformes pour les français) appelé Skulls of the Shogun.


Skulls of the Shogun 1

Il s’agit d’un jeu de stratégie au tour par tour dans lequel vous jouez un Shogun qui vient de décéder (d’un coup de traîtrise) et qui arrive dans le royaume des morts. Là, au début en tous cas, personne ne semble reconnaître son statut et il doit donc montrer à tous qui est véritablement le général Yakamoto ! Son charisme fera venir à lui des “troupes” et le joueur devra donc gérer à la fois le Shogun et ses 3 types d’unités de base :

– le samouraï : fantassin de base armé d’un katana, il a une attaque et une défense fortes, et est capable, une fois “collé” à une autre unité (ce qui créé un “mur spirituel”), de résister à l’effet de recul lorsqu’il est frappé ;

– le cavalier : son rayon d’action est le plus large du jeu mais son attaque et sa défense sont moyennes. Son principal avantage réside dans sa capacité à aller vers son adversaire, le frapper puis revenir derrière les samouraïs pour se protéger ;

– l’archer : très forte attaque et défense faible, il touche bien évidemment ses adversaires à distance et n’est donc pas frappé en représailles, à l’inverse de ses comparses samouraïs et cavaliers.

Comme pour tous les jeux, les premiers niveaux sont des tutoriaux qui peu à peu augmentent en complexité et intensité. Ainsi, si Yakamoto ne frappe qu’une fois au début, il récupère vite un second katana qui lui permet de frapper deux coups par tour. Puis, il apprend à méditer, augmentant chaque tour où il n’est pas utilisé ses points de vie maximum. C’est véritablement lui le personnage le plus puissant et ce n’est donc pas une surprise si la partie se termine lorsqu’il est tué : sans général, les troupes ne servent à rien.

Pour chaque tour, quel que soit le nombre d’unités dans “l’armée” de Yakamoto, ou de celle de son adversaire, il n’y a que 5 ordres à donner avant que son ennemi ne joue. Cela peut être parfois juste et dans les niveaux finaux, tout se calcule. D’autant plus que les ordres peuvent servir soit à se déplacer (avec ou sans frapper), hanter des lieux (voir ci-dessous), jeter un sort, acheter une unité dans les temples dédiés ou manger un crâne.

Lorsque l’on arrive sur une carte, il existe en effet des lieux tels des temples, des rizières ou des “totems”. Ceux-ci sont généralement neutres en début de combat et le fait de les “hanter” fait perdre une action mais vous en acquiert le bénéfice au tour suivant. Ainsi, les temples permettent-ils d’acheter des prêtres (il en existe trois sortes différentes) ou de recruter des unités de base. Les rizières vous donnent 25 unités de riz par tour pendant lequel vous le contrôler (jusqu’à 5 tours avant qu’elles ne soient stériles). Ce riz peut être dépensé pour recruter des unités de base dans les temples dédiés ou alimenter certains sorts des prêtres. Enfin, les “totems” sont des piliers qui infligent un point de dégât par tour à toutes les unités ennemies à proximité.

Je ne détaillerai ici pas les prêtres, disons pour simplifier qu’il y a un soigneur, un élémentaire et un invocateur. Chacun a ses forces et faiblesses et chaque fois qu’ils mangent un crâne, ils acquièrent un nouveau sort.

Car oui, lorsque l’on tue ses ennemis, il est possible de manger leur crâne, ce qui augmente ses propres points de vie. Et au bout de trois crânes avalés, votre unité – quelle qu’elle soit – devient un démon capable de frapper deux fois par tour. Certes, manger un crâne requiert une action mais au final, cela peut être une stratégie gagnante.


SotS platforms

Voilà donc pour le jeu qui est assez simple, stratégique, empli d’humour et avec une bande son assez sympa. En lui-même, il est assez original, mais pas tant que ça alors, pourquoi ce post ?

Parce que (suivez un peu !) il est multiplateformes. Vous commencez une partie sur Xbox dans votre salon, vous la poursuivez sur votre téléphone dans le train en allant au boulot, vous la finissez au lit le soir sur votre tablette. Vous gagnez bien entendu les succès GP du Xbox Live et le mode multi-joueurs vous permet – en Blitz ou en partie XXL – de batailler ferme contre des adversaires à l’autre bout de l’Internet (mais ces batailles peuvent être longues car chaque joueur joue à son rythme et il peut se passer des jours entre chaque tour).

Alors c’est bien joli, tout ça, mais cela a un coût :

– SotS sur Windows 8 (PC / Tablette W8) : 5,99 euros ;

– SotS Windows Phone 8 : 4,99 euros ;

– SotS Xbox : 14,40 euros à l’origine, mais il a du baisser à 9,60 euros.

Soit un total de 20,58 euros si vous voulez jouer sur tous vos engins !

Pour tout dire, je n’ai pas acheté la version Xbox. Je ne pense pas que cela soit un jeu qui gagne à se jouer sur sa TV avec une manette (je ne crois pas qu’il gère Kinect et même si c’était le cas, les bras seraient bien vite fatigués…).

Voilà, pour moi c’est un bon petit investissement quand on aime ce genre de jeux et que l’on veut y jouer en mobilité. Il garde quelques défauts (au doigt, il arrive souvent que l’on effectue des actions que l’on ne souhaitait pas réaliser : total failure !) mais globalement, il y en a pour quelques heures de jeu, surtout si l’on veut récupérer tous les trophées.


SotS family portrait

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